29.12.2008
Les Enfants de la destinée, Tome 3 : Transcendance par Stephen Baxter
La Terre, en 2047, Michael Poole a cinquante ans. Ingénieur spécialisé dans le nucléaire, c'est un homme torturé. Sa femme bien-aimée est morte dix-sept ans plus tôt, mais elle ne cesse de lui apparaître mystérieusement.
Dans cette époque de tous les dangers, où le réchauffement climatique a des conséquences catastrophiques pour la Terre et les espèces qui la peuplent, Alia, 500000 ans plus tard, a été choisie pour devenir une Transcendante – une quasi-immortelle – chargée de guider les êtres humains vers une apothéose évolutive jusqu'à ce qu'elle découvre le véritable objectif des Transcendants. Michael et Alia : deux personnages séparés par l'espace et le temps et dont un repli temporel mêle les destins.
Stephen Baxter conclue – encore une fois – brillamment sa trilogie des enfants de la destinée, entamée avec Coalescence, poursuivie avec Exultant et achevée avec ce volume.
Dans ce futur proche, l’humanité a banni l’automobile, le pétrole n’est – presque – plus, et le réchauffement climatique est désormais considéré non grata… Les eaux montent, les catastrophes environnementales se multiplient, les populations vivent de plus en plus difficilement. Baxter décrit un monde particulièrement crédible, atténuant malgré tout les difficultés quotidiennes par l’emploi de quelques techno « magiques » (réalité virtuelle à tous les étages – mais quelle dépense énergétique pour la faire tourner, justement ? Idem pour les intelligences artificielles), des peintures à base de cellules photovoltaïques etc. Parallèlement à cela, quelques 500 000 ans dans le futur, Alia, une jeune post-humaine, est choisie pour participer à la transcendance, cheminement de pensée ayant pour but de mener l’homme à sa prochaine étape, quoi que cela puisse être. Baxter imagine donc un futur où l’humanité aura essaimé la galaxie (et sera donc sortie des problèmes terrestres environnementaux), où les espèces post-humaines seront nombreuses et variées. Mais son avenir, justement, réside désormais dans la transcendance, et non dans l’évolution des technologies, pas dans l’expansion de l’espèce, mais dans ce qui est véritablement au-delà de l’espèce, une forme d’indépendance par rapport à l’espèce. Mais pour cela, il faut d’abord observer les hommes, du passé le plus lointain à l’avenir.
Comme d’hab’, Baxter assure ; ses personnages sont bien meilleurs, bien plus crédibles que dans d’autres de ses romans, leurs relations intéressantes et intégrées au scénario. Il semble avoir veillé à tous les détails, ceux de demain – 2047 – à ceux d’après-demain. La religion conserve, d’une manière surprenante de prime abord, une place importante. En effet, la transcendance n’est finalement qu’u moyen pour l’homme de devenir une forme de dieu ; et pourtant, Baxter présente la chose de manière intelligente, passant la simple perception.
Enfin, l’auteur est un indécrottable optimiste, présentant véritablement une foi en l’humanité et son avenir, capable d’imaginer des avenirs différents, mais toujours ceux où l’homme se surpasse.
17:15 Publié dans Livre, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sf, baxter, transcendance, univers, réchauffement


