27.09.2007

Au-delà de l'infini de Gregory Benford

Cley est une Originale, une représentante génétiquement pure de la très ancienne race des Ur-humains.
Comme les autres membres de sa tribu, elle vit dans la forêt et espère passer ses quelques siècles d'existence à travailler dans la grande Bibliothèque de la Vie.
Mais d'étranges formes de vie transdimensionnelles détruisent la Bibliothèque et tuent tous les Originaux de la Terre. A l'exception de Cley. Ces êtres belliqueux attaquent également les Supras, une autre espèce hautement évoluée. Ceux-ci se retrouvent dans l'incapacité de récupérer les connaissances accumulées par les hommes au fil des millénaires et les archives d'ADN perdues dans les ruines de la Bibliothèque.

Benford signe ici un ouvrage de facture particulièrement classique, illustrant de manière compliqué la quatrième dimension, expliquée beaucoup plus simplement et clairement par Rudy Recker dans son ouvrage éponyme, un peu de génétique, ou bien la Singularité (Vinge, Kurzweil), jouant avec l'histoire sur de très longues périodes.
L'ouvrage n'est pas ennuyeux, mais on n'y trouve rien de véritable novateur, surprenant, comme d'autres auteurs de hard-SF. Ici l'histoire est linéaire, 2 personnages tentent de s'échappent, un joue les candides tandis que l'autre a un plan bien établi – heureusement inconnu au lecteur...
le voyage stellaire est plutôt lent, le dénouement est long à se mettre en place, même si la fin demeure relativement prévisible.
Ce roman s’adresse donc à ceux qui n’auront pas lu « la quatrième dimension » de Rudy Recker, et à ceux qui ne sont ni dérangés par l’absence d’intrigue, ni gênés par la platitude des personnages. Malheureusement, c’est au final un roman assez ennuyeux…
L’idée la plus intéressante, à mon sens, est la recherche de communication inter espèce, la tentative d’appréhender des intelligences qui ne soient pas humaines. Sans atteindre le niveau des travaux de Frank Herbert dans L'étoile et le fouet.