07.12.2007
En remorquant Jéhovah de James MORROW
(1994)
Et si… Dieu était mort, et que son corps était tombé sur terre ? Que faudrait-il en faire ? C’est sur cette hypothèse que part Morrow. Dieu est mort, et son corps fait 3 km de long. Il est tombé en mer ; les anges se meurent, et demandent au Vatican de remorquer le corps jusqu’au pôle, où ils Lui ont creusé une tombe à Sa mesure.
Un marin, responsable d’une marée noire, embourbée dans sa relation à son père, sera chargé de cette délicate – et secrète – mission. Bien sûr, il y aura quelques guerres de chapelles ; bien sûr, il y aura des rebondissements, de l’action.
Morrow aurait pu traiter son idée de manière beaucoup « théorique », et s’intéresser davantage à l’impact psychologique, sociologique de la mort de Dieu, de l’existence d’un Corpus Dei. Il n’en a rien fait, préférant dérouler une aventure, avec quelques réflexions et beaucoup d’humour. Mais tandis que ce qui se passe sur le bateau permet d’évaluer l’influence divine (ou post-divine), ce qui se passe à l’extérieur n’est envisagé que sous l’angle de la « société des lumières », association de bras cassés « luttant contre tout obscurantisme », et donc résolue à détruire le corps. Pas de quoi s’exclamer non plus, mais l’ensemble est bien mené, bien maitrisé, même si la pseudo-explication de la mort de Dieu (que l’on a attendu, sur laquelle on a réfléchi pendant tout le roman…) ne peut que laisser dubitatif…
Et si… Dieu était mort, et que son corps était tombé sur terre ? Que faudrait-il en faire ? C’est sur cette hypothèse que part Morrow. Dieu est mort, et son corps fait 3 km de long. Il est tombé en mer ; les anges se meurent, et demandent au Vatican de remorquer le corps jusqu’au pôle, où ils Lui ont creusé une tombe à Sa mesure.
Un marin, responsable d’une marée noire, embourbée dans sa relation à son père, sera chargé de cette délicate – et secrète – mission. Bien sûr, il y aura quelques guerres de chapelles ; bien sûr, il y aura des rebondissements, de l’action.
Morrow aurait pu traiter son idée de manière beaucoup « théorique », et s’intéresser davantage à l’impact psychologique, sociologique de la mort de Dieu, de l’existence d’un Corpus Dei. Il n’en a rien fait, préférant dérouler une aventure, avec quelques réflexions et beaucoup d’humour. Mais tandis que ce qui se passe sur le bateau permet d’évaluer l’influence divine (ou post-divine), ce qui se passe à l’extérieur n’est envisagé que sous l’angle de la « société des lumières », association de bras cassés « luttant contre tout obscurantisme », et donc résolue à détruire le corps. Pas de quoi s’exclamer non plus, mais l’ensemble est bien mené, bien maitrisé, même si la pseudo-explication de la mort de Dieu (que l’on a attendu, sur laquelle on a réfléchi pendant tout le roman…) ne peut que laisser dubitatif…
11:00 Publié dans Livre, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : morrow, jehovah, dieu, critique, sf

