07.09.2007
L'évangile de Jimmy de Didier van Cauwelaert
Cloner le Christ… l’idée en soi est intéressante; mais le résultat sera-t-il à la hauteur de l’original ? Autrement dit, comment séparer l’humain du divin ? Dieu est-il soluble dans le clone ? Quelle est la part de l’inné et de l’acquis ? Peut-on prouver scientifiquement l’existence de Dieu ? Et quelles que soient les réponses à ces questions, peut-on utiliser n’importe qui n’importe comment ?
On peut suivre toute la démarche qu’a entreprise l’auteur, de déterminer la manière de penser d’un clone vis-à-vis de ses origines ; mais pas n’importe lequel, pour augmenter la difficulté – et en éluder d’autres – il a choisi de cloner le fils de Dieu, de le faire grandir en « milieu naturel », et d’observer ce qui allait en sortir. Le tout avec beaucoup d’humour et un brin de provocation.
Malheureusement, l’auteur décide de rebrousser chemin à mi-parcours ; finalement, cet homme n’est pas celui que l’on prétend. L’histoire se poursuit donc, mais perd quelque peu de son intérêt. Pourtant, comment ne pas se prendre d’affection pour cet homme que l’on promeut sauveur de l’humanité, et finalement que l’on confine à l’usage dévolu à n’importe quel clone, celui d’un outil très évolué. Tiraillé entre son envie de faire le bien, de ne pas se laisser manipuler et de se conformer à une certaine morale, acceptant de renouer avec une divinité que l’on lui assure couler dans ses veines, Jimmy s’adaptera, acceptera son sort, deviendra la quintessence même de l’homme. Et puis il tentera de reprendre le travail de son original, en adaptant le message à l’époque, offrant au monde du pain et des jeux, une Passion particulièrement théâtrale. Pour finir sur un happy end tout relatif, mais vite expédié, comme si la fin n’avait finalement que peu d’importance. Un mystère perdurera, celui de ces miracles qui se sont produits ; finalement, est-il une engeance maudite ? Possède-t-il, quelles que soient ses origines, une étincelle divine ?
Sa relation à son père sera évidemment fort particulière, mais ne l’empêchera pas d’avancer comme il le désire – ou plutôt croit le désirer.
On peut suivre toute la démarche qu’a entreprise l’auteur, de déterminer la manière de penser d’un clone vis-à-vis de ses origines ; mais pas n’importe lequel, pour augmenter la difficulté – et en éluder d’autres – il a choisi de cloner le fils de Dieu, de le faire grandir en « milieu naturel », et d’observer ce qui allait en sortir. Le tout avec beaucoup d’humour et un brin de provocation.
Malheureusement, l’auteur décide de rebrousser chemin à mi-parcours ; finalement, cet homme n’est pas celui que l’on prétend. L’histoire se poursuit donc, mais perd quelque peu de son intérêt. Pourtant, comment ne pas se prendre d’affection pour cet homme que l’on promeut sauveur de l’humanité, et finalement que l’on confine à l’usage dévolu à n’importe quel clone, celui d’un outil très évolué. Tiraillé entre son envie de faire le bien, de ne pas se laisser manipuler et de se conformer à une certaine morale, acceptant de renouer avec une divinité que l’on lui assure couler dans ses veines, Jimmy s’adaptera, acceptera son sort, deviendra la quintessence même de l’homme. Et puis il tentera de reprendre le travail de son original, en adaptant le message à l’époque, offrant au monde du pain et des jeux, une Passion particulièrement théâtrale. Pour finir sur un happy end tout relatif, mais vite expédié, comme si la fin n’avait finalement que peu d’importance. Un mystère perdurera, celui de ces miracles qui se sont produits ; finalement, est-il une engeance maudite ? Possède-t-il, quelles que soient ses origines, une étincelle divine ?
Sa relation à son père sera évidemment fort particulière, mais ne l’empêchera pas d’avancer comme il le désire – ou plutôt croit le désirer.
09:15 Publié dans Livre, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : jésus, clone, évangile, jimmy, cauwelaert

