29.03.2009

Pour un principe matérialiste fort de Jean-Paul Baquiast

41XxyIPQCTL._SL500_AA240_.jpg « Le matérialisme est d’abord une conviction. Il consiste à croire que tout ce qui existe dans l’univers, jusqu’à l’homme, son esprit et sa conscience morale, résulte d’une évolution spontanée des composants matériels de l’univers. Les religions sont convaincues du contraire, prônant que rien de ce qui existe dans l’univers ne serait apparu sans l’intervention d’un Dieu tout puissant, situé hors de l’espace et du temps, mais capable d’intervenir à tout moment dans notre monde pour y imposer sa volonté. 
Le matérialisme s’appuie sur la raison et plus particulièrement sur la recherche scientifique expérimentale, pour qui l’énoncé d’une loi décrivant le monde doit être justifié par une démonstration objective que toute personne dotée de raison puisse refaire en tous temps et en tous lieux. Ceci n’est en rien contradictoire avec le fait que la science propose constamment de nouvelles lois et de nouvelles expériences visant à les justifier. Les religions, à l’opposé, s’appuient sur l’affectivité qui est fondamentalement subjective et dont les grands ressorts évoluent peu au travers des lieux et des époques. 
Tout naturellement, le matérialisme moderne est donc scientifique et la science moderne est donc matérialiste. » 

Toutes les annexes et détails sur le site de l'éditeur.

L'auteur fait donc preuve d'un matérialisme salutaire, le développe et l'opposant au spiritualisme ambiant, qui prend de plus en plus de place aujourd'hui. Il détaille un grand nombre de sciences actuelles, fait le point des avancées sur plusieurs niveaux, pas seulement scientifiques mais aussi philosophiques. 
La défense d'une vision athée est évidemment nécessaire, surtout quand le dogmatisme fait un retour discret mais véritable; les sciences ont donc besoin de défenseurs, d'arguments, ce que JP Baquiast exécute brillament dans son ouvrage. Il expose un certain nombre de "nouvelles" sciences, de chercheurs "à la marge", pour mieux soutenir son propos et montrer la nécessité de ce matérialisme, à l'heure où certaines religions décident que les sciences doivent passer par leur biais.