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<title>CQFD Factory</title>
<description>blog de Philippe Lenain : littérature et d'autres trucs</description>
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<title>Le fond des forêts de David Mitchell</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (philippe)</author>
<category>Livre</category>
<pubDate>Sun, 27 Sep 2009 16:02:33 +0200</pubDate>
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&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; alt=&quot;51dVqLEuMwL._SL160_AA115_.jpg&quot; src=&quot;http://ecx.images-amazon.com/images/I/51dVqLEuMwL._SL160_AA115_.jpg&quot; /&gt;Le fond des forêts de David Mitchell (2006)&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;Jason Taylor, un garçon de 13 ans atteint de bégaiement, est le héros rêveur de ce récit initiatique qui se déroule pendant les douze mois de l'année 1982, dans un petit village du Worcestershire. A l'école ou chez lui, Jason affronte l'incompréhension et le mépris. Pour fuir la réalité, il mène sa propre existence dans un monde peuplé de visions étranges, d'animaux sauvages, de figures ambiguës. Poète à ses heures - sous le pseudonyme d'Eliot Bolivar -, il se réfugie dans la forêt de Black Swan Green et patine sur le lac gelé, terrain privilégié de ses échappées imaginaires.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;Pas grand chose du domaine fantastique ici, contrairement à ce que prétend le résumé; simplement le reflet de l'imagination d'un enfant, Jason Taylor (auto-surnommé le minable ou le bègue, pour les parts de son caractère qui l'empêchent de faire ce qu'il voudrait) au moment de son entrée délicate dans l'adolescence. La souffrance due au bégaiement, d'être différent, de ne pas comprendre ses parents et sa soeur. Chaque chapitre comme une tranche de vie, bonne ou mauvaise, et quand ce dernier cas se présente, on n'attend plus que le prochain chapitre, en se disant que&amp;#8230;&lt;/p&gt;
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<title>L'énigme de l'univers de Greg Egan</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (philippe)</author>
<category>Livre</category>
<category>science-fiction</category>
<pubDate>Sun, 13 Sep 2009 12:20:37 +0200</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial, &amp;quot;helvetica&amp;quot;, sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; alt=&quot;519R3JB8JPL._SL160_AA115_.jpg&quot; src=&quot;http://ecx.images-amazon.com/images/I/519R3JB8JPL._SL160_AA115_.jpg&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial, &amp;quot;helvetica&amp;quot;, sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;L'énigme de l'univers (1995)&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial, &amp;quot;helvetica&amp;quot;, sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;En 2055, la science s'apprête à faire un bond phénoménal : l'unification des théories physiques et mathématiques, la compréhension définitive de l'univers. La Théorie du Tout, chimère recherchée par les physiciens depuis plus d'un siècle, serait-elle à portée de la main ? C'est ce qu'Andrew Worth, journaliste scientifique, va tenter de savoir en suivant une jeune Prix Nobel sur l'île d'Anarchia, utopie artificielle flottant au milieu de l'océan. Tout ce que le monde compte d'ennemi du savoir et des sciences s'y est donné rendez-vous, avec pour but d'empêcher la scientifique d'annoncer ses découvertes, jusqu'à la tuer si nécessaire. Le journaliste va se transformer en garde du corps, combattant d'un côté les sectes les plus obscurantistes, et de l'autre le d-stress, une mystérieuse maladie mentale dont personne ne connaît l'origine. De nombreuses sectes s'opposent à ce projet, jugé impie parce qu'il tente de percer le mystère de la Création ou, pour les Anthrocosmologistes, tenants d'une théorie participatoire de l'univers où celui-ci est défini par l'observateur, parce qu'ils craignent que celui qui en donne une Clé définisse un univers qu'ils refusent.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial, &amp;quot;helvetica&amp;quot;, sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;Impressionnant romande hard-SF, très documenté, parfois difficile à suivre, mais très stimulant. Unifier les théories physiques, la cosmologie&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&amp;#8230;&lt;/p&gt;
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<title>La Possibilité d'une Ile</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (philippe)</author>
<category>Livre</category>
<category>science-fiction</category>
<pubDate>Wed, 02 Sep 2009 09:00:00 +0200</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; alt=&quot;41Qs0uTgsIL._SL160_AA115_.jpg&quot; src=&quot;http://ecx.images-amazon.com/images/I/41Qs0uTgsIL._SL160_AA115_.jpg&quot; /&gt;La Possibilité d'une Ile &amp;nbsp;de Michel Houellebecq (2005)&lt;br /&gt; Daniel, qui vit au début du XXIe siècle, rédige son autobiographie ou « récit de vie ». Il y raconte sa carrière de comique professionnel ainsi que sa vie intime et ses relations avec une secte, les Élohimites. De nombreux siècles plus tard, l'un de ses descendants clonés, Daniel24, lit le récit de vie de Daniel et y ajoute son propre commentaire.&lt;br /&gt; Le roman alterne les points de vue de Daniel1, qui vit sa vie, ou donne parfois de simplement l’observer, de se jouer de lui-même, puis de Daniel24 et Daniel25, lointains clones de Daniel1 n’ayant en commun que les gènes (leur conscience est différente, la copie n’est pas rigoureusement exacte, puisque le vécu de Daniel1 n’a pu être transféré).&amp;nbsp;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; La lecture des propos de Daniel1 est à la fois drôle et triste. Drôle, car celui-ci vit dans un monde (le nôtre, simplement plus cynique) où il fait figure d’électron libre, se permet ce que peu osent et crache sur tout ce qui bouge, libérant ses excès de bile. Et contrairement à toute attente, c’est le succès médiatique. Mais cela ne lui suffit pas ; Daniel ne voit rien qui donne un intérêt&amp;#8230;&lt;/p&gt;
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<title>Noir de K.W. Jeter</title>
<link>http://cqfdfactory.hautetfort.com/archive/2009/08/31/noir-de-k-w-jeter1.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (philippe)</author>
<pubDate>Mon, 31 Aug 2009 22:35:00 +0200</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Roman policier-SF, Noir plonge le lecteur dans un futur qui ne parait pas si lointain, où les droits d’auteur ont acquis une importance cruciale au niveau économique. Chacun a désormais acquis le droit de protéger ses œuvres, quelles qu’elles soient. Pourquoi ? Pour protéger toute œuvre, toute création, qui représente le fruit d’un travail, tandis que les pirates se multiplient et que le trafic devient plus présent. Pour lutter contre cela, le « bureau de recouvrement » a été créé, ayant carte blanche pour arrêter toute tentative d’infraction ; pas de jugement, pas de présumé innocent. Et les « asp-ions », dont le personnage principal, McNihil, faisait partie, ne font pas dans la demi-mesure. Le traitement du pirate est donc violent : abattu, une partie de son cerveau (encore capable de ressentir, et surtout de souffrir) est ensuite insérée dans un objet qui servira de trophée à l’ayant droit : traitement exemplaire aux résultats mitigés, puisque de nombreux pirates continuent de sévir. Et pas à un mot sur le coût de cette mise en scène (je suis sûr que l’artiste préfèrerait recevoir un bon chèque plutôt qu’un grille-pain permettant de faire souffrir son pirate…).&lt;br /&gt; McNihil donc, au passé sombre, à la&amp;#8230;&lt;/p&gt;
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<title>Guerre de rien de Jacques Barbéri</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (philippe)</author>
<pubDate>Sun, 30 Aug 2009 10:56:22 +0200</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; alt=&quot;9a25f96642a01fdd2bdb8110.L._AA240_.jpg&quot; src=&quot;http://g-ecx.images-amazon.com/images/G/08/ciu/4a/cc/9a25f96642a01fdd2bdb8110.L._AA240_.jpg&quot; /&gt;Guerre de rien de Jacques Barbéri (1990)&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Un monde post-apocalyptique. L'intelligence artificielle gérait tout pour l'homme, la guerre en particulier, et l'affrontement de 2 IA a ravagé la terre et l'humanité. Bor, &quot;nourrice&quot; d'une de ces IA, voit le début de la guerre, est cryogénisé malgré lui et découvre à son réveil son ancien monde dévasté, transformé. Il jouera donc le Candide tout au long de son voyage (initiatique, bien sûr), de ses découvertes des infinies capacités d'adaptation de l'organisme humain.&lt;br /&gt; Et puis il trouvera sa place, au milieu d'être difformes (pour lui), différents, changés mais adaptés. Il décidera de lutter contre les IA qui ont ainsi transformées les hommes.&lt;br /&gt; Très bien écrit, beaucoup d'imagination (la fin est cependant un peu trop rapide), des personnages bien développés. Le style est très agréable et immerge véritablement le lecture à la suite de Candide. Un faux air de Brussolo pour les descriptions, notamment pour les &quot;extensions&quot; de la ville.&lt;/p&gt;
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<title>Pandore au Congo d'Albert Sanchez Pinol</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (philippe)</author>
<category>Livre</category>
<pubDate>Tue, 18 Aug 2009 19:22:08 +0200</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; alt=&quot;415CW43DTeL._SL160_AA115_.jpg &quot; src=&quot;http://ecx.images-amazon.com/images/I/415CW43DTeL._SL160_AA115_.jpg&quot; /&gt;&lt;em&gt;1914. L'Empire britannique est à son zénith et Londres s'apprête à subir les foudres du Kaiser. Thommy Thomson œuvre dans l'ombre pour un plumitif mégalomane quand un avocat lui propose un marché insolite : écrire l'histoire de son client, Marcus Garvey, un gitan accusé d'avoir assassiné au Congo les fils du duc qu'il servait. Publié avant le procès, le récit concourt par son immense succès à sauver de la potence celui que tout accuse. Il met au jour le détail de l'expédition enragée de deux aristocrates qui s'enfoncent dans la jungle congolaise jusqu'aux confins du monde, aiguillonnés par la fièvre de l'or. Avec Marcus, ils vont mener la première guerre verticale de l'histoire contre une armée insolite surgie des entrailles de la terre. Par convoitise pour une de ces créatures, les hommes ouvrent la boîte de Pandore et les intenses tropiques débrident ceux qui ne savent plus tenir leur rang. Les sang-bleu se révèlent de fieffées canailles et un pauvre domestique s'érige en sauveur de l'humanité.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Une intrigue forte, des personnages attachants, malgré leurs défauts; la description rappelle un peu « Tintin au Congo », ce côté colonial – parfaitement volontaire, puisque le titre de l'ouvrage, « Pandore au Congo »,&amp;#8230;&lt;/p&gt;
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<title>Coco</title>
<link>http://cqfdfactory.hautetfort.com/archive/2009/08/18/coco.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (philippe)</author>
<category>Film</category>
<pubDate>Tue, 18 Aug 2009 19:06:00 +0200</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;de et avec Gad Elmaleh (2009)&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Gad Elmaleh fait des spectacles drôles, développant une palette de personnages sympathiques, avec leurs défauts mais aussi leurs qualités. Dans Coco, rien de ça. L'argent, l'argent et encore l'argent. Tout brille d'un éclat noir, malsain, manière sans doute de remplir un vide abyssal, avec un personnage (qui n'est ni héros ni anti-héros, de manière très singulière, il n'est rien, ne raconte rien, ce sont ses biens qui parlent pour lui; ôtez-lui ses affaires, que pouvez-vous dire de Coco?) frustré et frustrant pour le spectateur (sur la durée du film, saura-t-il évoluer?). L'histoire? Un type plein d'argent veut remplir le stade de France pour célébrer la barmitzva de son fils. Mais comme tout le monde n'est pas d'accord, ses proches s'acharneront à lui mettre des bâtons dans les roues, certains poussant le vice à lui démontrer que l'argent n'achète pas tout. Coco est donc un homme devenu riche, à la tête d'un empire financier (mais il fait quoi? Il a invité l'eau frétillante? Comment, pourquoi? Même dans la comédie, il faut assurer un minimum de crédibilité...), mais ne sachant apparemment rien faire d'autre que dépenser l'argent – moteur de l'humour qui émaillera le film.&amp;nbsp;&lt;br /&gt; On ne&amp;#8230;&lt;/p&gt;
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