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22.02.2008
L’obscurité du dehors de Cormac McCarthy
Le jour où naît l'enfant de l'inceste, le père court le dissimuler dans un fourré, puis prend la fuite. La mère (sa soeur) part à la recherche du nourrisson qu'un colporteur a emporté. Et dès lors, au coeur des paysages mythiques du Sud américain, dans le désespoir et la confrontation avec les autres personnages du roman, commence pour chacun une errance toute particulière.
McCarthy a une écriture très particulière, donnant une grande force à chacune de ses descriptions, à chacun des lieux. Les personnages tout d’abord ; leur buts, leur fonctionnement ne sont jamais explicités ; ils agissent, c’est tout, avançant, quoi qu’il advienne. L’une à la recherche de son enfant, désespérée de le retrouver, découvrant le monde au-delà de la cabane dans laquelle elle vit ; l’autre, à la recherche de sa sœur, cherchant du travail pour vivre. Et chacun de se justifier, de devoir expliquer à toute personne rencontrer pourquoi il agit ainsi. Hors de leur cocon donc, le monde semble beaucoup plus dangereux, plus agressif, l’obscurité – l’obscurantisme ? – y règne. Le désespoir, la misère imprègne chaque page, chaque scène, se dissimulent dans chaque personnage. Ici tout est noir, l’obscurité – pour notre regard – ne semble dissimuler aucune lueur, rien. Il ne semble rien y avoir et pourtant, la vie continue, avance, chemine sans se poser de questions, et surtout pas celle du bien et du mal.
McCarthy a une écriture très particulière, donnant une grande force à chacune de ses descriptions, à chacun des lieux. Les personnages tout d’abord ; leur buts, leur fonctionnement ne sont jamais explicités ; ils agissent, c’est tout, avançant, quoi qu’il advienne. L’une à la recherche de son enfant, désespérée de le retrouver, découvrant le monde au-delà de la cabane dans laquelle elle vit ; l’autre, à la recherche de sa sœur, cherchant du travail pour vivre. Et chacun de se justifier, de devoir expliquer à toute personne rencontrer pourquoi il agit ainsi. Hors de leur cocon donc, le monde semble beaucoup plus dangereux, plus agressif, l’obscurité – l’obscurantisme ? – y règne. Le désespoir, la misère imprègne chaque page, chaque scène, se dissimulent dans chaque personnage. Ici tout est noir, l’obscurité – pour notre regard – ne semble dissimuler aucune lueur, rien. Il ne semble rien y avoir et pourtant, la vie continue, avance, chemine sans se poser de questions, et surtout pas celle du bien et du mal.
19:00 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : obscurité du dehors, cormac, mccarthy


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