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17.01.2008
Citoyens clandestins de DOA
« A circonstances exceptionnelles, mesures exceptionnelles. Le colonel Montana leva le nez pour observer le ciel qui s'assombrissait.
Croyez-moi, lorsque nous avons évoqué les retombées éventuelles de l'utilisation de la petite saloperie qui se balade dans la nature... Il ne s'agit pas seulement de sauver quelques vies humaines, Charles, mais de préserver notre crédibilité, notre influence internationale ainsi que des pans entiers de nos complexes militaro-industriel et pétrochimique. Nous ne pouvons pas nous permettre que des informations sur l'existence et la circulation de ces armes s'ébruitent. Et encore moins que celles-ci soient utilisées dans le cadre d'une action terroriste. Surtout avec ce qui vient de se passer à New York et à moins d'un an des présidentielles... »
Le roman est long et touffu, parfois trop, se perdant dans des détails inutiles. Il démarre pourtant sur les chapeaux de roues, avec une scène d’action assez forte – d’ailleurs, ce seront les moments les plus rythmés du livre qui réveilleront le lecteur d’une certaine torpeur. Un réseau d’islamistes sévit dans le 20è, à Paris. Les différents services de renseignements français les travaillent au corps, chacun à sa manière, tout en se tirant dans les jambes dès que possible. Là-dessus, la réapparition d’armes chimiques françaises, vendues quelques années auparavant à l’Irak fait désordre. Surtout quand elles risquent d’être utilisées dans un attentat… Deux journalistes enquêtent sur le milieu, mettant le doigt dans le nœud d’intrigues.
Mais la multiplication des personnages, les différents niveaux d’intrigues nuisent à la lisibilité générale. Il faut pourtant souligner le parti de l’auteur : ne pas se positionner au niveau des décideurs, mais de ceux qui exécutent. Cela donne davantage de fil à retordre pour tout suivre, mais augmente l’intérêt du livre. Pourtant, le fil directeur est rapidement perdu, pour se concentrer sur le quotidien des personnages, notamment les journalistes. Les jihadistes sont suivis de l’intérieur, par un agent infiltré, par finalement peu observés, sinon dans leurs activités de préparation terroriste. Les personnages peuvent sembler caricaturaux (notamment le couple de jeunes mariés, et Amel, la jeune journaliste qui perd ses illusions une à une, dont les dialoguent ne font pas souvent mouche), mais ils sont là principalement pour nouer et dénouer les intrigues ; leur valeur en eux-mêmes est moins importante que l’histoire : ils servent l’intrigue, et non l’inverse.
Croyez-moi, lorsque nous avons évoqué les retombées éventuelles de l'utilisation de la petite saloperie qui se balade dans la nature... Il ne s'agit pas seulement de sauver quelques vies humaines, Charles, mais de préserver notre crédibilité, notre influence internationale ainsi que des pans entiers de nos complexes militaro-industriel et pétrochimique. Nous ne pouvons pas nous permettre que des informations sur l'existence et la circulation de ces armes s'ébruitent. Et encore moins que celles-ci soient utilisées dans le cadre d'une action terroriste. Surtout avec ce qui vient de se passer à New York et à moins d'un an des présidentielles... »
Le roman est long et touffu, parfois trop, se perdant dans des détails inutiles. Il démarre pourtant sur les chapeaux de roues, avec une scène d’action assez forte – d’ailleurs, ce seront les moments les plus rythmés du livre qui réveilleront le lecteur d’une certaine torpeur. Un réseau d’islamistes sévit dans le 20è, à Paris. Les différents services de renseignements français les travaillent au corps, chacun à sa manière, tout en se tirant dans les jambes dès que possible. Là-dessus, la réapparition d’armes chimiques françaises, vendues quelques années auparavant à l’Irak fait désordre. Surtout quand elles risquent d’être utilisées dans un attentat… Deux journalistes enquêtent sur le milieu, mettant le doigt dans le nœud d’intrigues.
Mais la multiplication des personnages, les différents niveaux d’intrigues nuisent à la lisibilité générale. Il faut pourtant souligner le parti de l’auteur : ne pas se positionner au niveau des décideurs, mais de ceux qui exécutent. Cela donne davantage de fil à retordre pour tout suivre, mais augmente l’intérêt du livre. Pourtant, le fil directeur est rapidement perdu, pour se concentrer sur le quotidien des personnages, notamment les journalistes. Les jihadistes sont suivis de l’intérieur, par un agent infiltré, par finalement peu observés, sinon dans leurs activités de préparation terroriste. Les personnages peuvent sembler caricaturaux (notamment le couple de jeunes mariés, et Amel, la jeune journaliste qui perd ses illusions une à une, dont les dialoguent ne font pas souvent mouche), mais ils sont là principalement pour nouer et dénouer les intrigues ; leur valeur en eux-mêmes est moins importante que l’histoire : ils servent l’intrigue, et non l’inverse.
19:00 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : doa, citoyens clandestins, critique, terrorisme, jihadiste


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