05.11.2007
Dosadi de Frank Herbert
Sur Dosadi, il ne reste qu'une ville, Chu. Elle compte plus de 90 millions d'habitants et autour de ses murs, sur la Bordure, s'en pressent au moins trois fois autant. Le reste de la planète est désert. Parce que le sol, les plantes et les animaux, l'air et l'eau contiennent des poisons pour les deux races intelligentes qui peuplent Chu, les humains et les Gowachins. Le seul espoir de survie réside dans les usines purificatrices de Chu. Les habitants de Dosadi ne voient jamais les étoiles, cachées par le Mur de Dieu. Surpopulation, mort facile, confinement, Dosadi c'est l'enfer. Quelle expérience s’y déroule depuis des générations ? C'est ce qu'aimerait découvrir Jorj McKie, envoyé extraordinaire du Bureau du Sabotage. Et aussi Keila Jedrik, native de Dosadi et bien décidée à s'en sortir.
Dosadi est une suite de l’étoile et le fouet. Sans en être véritablement une, d’ailleurs, puisqu’il ne fait que reprendre l’univers et les espèces sentientes du premier. Dosadi est une expérience, et Jorj McKie y est envoyé pour tenter de percer ce secret : quelle est cette expérience ? Que se passe-t-il sur cette planète, pourquoi les humains qui s’y trouvent sont si différents mentalement ? C’est l’arrivée de McKie sur cette planète qui va déclencher (indirectement) des évènements qui devront mener soit à la destruction de la planète, soit à la libération de ses habitants et leur reconnaissance. Planète entourée d’un mur qui cache les étoiles à ses habitants (appelé par ceux-ci le Mur de Dieu ; c’est cependant la seule présence, le seul signe de l’existence d’une quelconque divinité), en réalité créé par une espèce extra-terrestre pour les besoins de l’expérience, Dosadi est organisée autour d’une cité surpeuplée, elle-même entourée d’une bordure inhospitalière, que tous ses occupants veulent quitter pour la ville. Les habitants de cette planète ont cependant développé un talent très particulier ; puisque leur monde est celui de la compétition effrénée, compétition pour survivre, toute émotion est proscrite ; le langage, aussi bien gestuel que corporel est limité à sa plus simple expression, puisque celui-ci pourrait être déchiffré, interprété et utilisé. C’est pourquoi tout étranger à la planète est non seulement immanquablement repéré, mais est trahi par toutes ses habitudes et tics de langages.
Dosadi n’est pas un livre aisé ; Herbert y décrit plusieurs espèces extra-terrestres, tentant, comme dans « l’étoile et le fouet », de décrire d’autres formes de pensées, de consciences, que la pensée humaine. Il imagine un droit basé sur la fluctuance de la société et du droit même. L’intrigue se met difficilement en place, ou plutôt un peu longuement. Une fois celle-ci démarrée, l’histoire aura de nombreux rebondissements, pas toujours évidents à suivre. Les raisonnements sont parfois déroutants, mais c’est ce qui fait l’intérêt de ce roman.
Dosadi montre, d’une certaine manière, le résultat d’une concurrence acharnée, de la victoire des plus forts en ôtant toute possibilité de coopération aux participants, en multipliant les dangers et risques de mort, sur une planète qui n’est pas faite pour accueillir l’homme. Mais le fruit qui advient se révèle dangereux, puisque doté de capacités hors normes. Et pourtant… pourtant, derrière cette expérimentation se cache un autre mystère, celui de la quête de l’immortalité, du passage d’une conscience d’un corps à un autre – ce qu’expérimentera McKie de manière fort inattendue.
Dosadi est une suite de l’étoile et le fouet. Sans en être véritablement une, d’ailleurs, puisqu’il ne fait que reprendre l’univers et les espèces sentientes du premier. Dosadi est une expérience, et Jorj McKie y est envoyé pour tenter de percer ce secret : quelle est cette expérience ? Que se passe-t-il sur cette planète, pourquoi les humains qui s’y trouvent sont si différents mentalement ? C’est l’arrivée de McKie sur cette planète qui va déclencher (indirectement) des évènements qui devront mener soit à la destruction de la planète, soit à la libération de ses habitants et leur reconnaissance. Planète entourée d’un mur qui cache les étoiles à ses habitants (appelé par ceux-ci le Mur de Dieu ; c’est cependant la seule présence, le seul signe de l’existence d’une quelconque divinité), en réalité créé par une espèce extra-terrestre pour les besoins de l’expérience, Dosadi est organisée autour d’une cité surpeuplée, elle-même entourée d’une bordure inhospitalière, que tous ses occupants veulent quitter pour la ville. Les habitants de cette planète ont cependant développé un talent très particulier ; puisque leur monde est celui de la compétition effrénée, compétition pour survivre, toute émotion est proscrite ; le langage, aussi bien gestuel que corporel est limité à sa plus simple expression, puisque celui-ci pourrait être déchiffré, interprété et utilisé. C’est pourquoi tout étranger à la planète est non seulement immanquablement repéré, mais est trahi par toutes ses habitudes et tics de langages.
Dosadi n’est pas un livre aisé ; Herbert y décrit plusieurs espèces extra-terrestres, tentant, comme dans « l’étoile et le fouet », de décrire d’autres formes de pensées, de consciences, que la pensée humaine. Il imagine un droit basé sur la fluctuance de la société et du droit même. L’intrigue se met difficilement en place, ou plutôt un peu longuement. Une fois celle-ci démarrée, l’histoire aura de nombreux rebondissements, pas toujours évidents à suivre. Les raisonnements sont parfois déroutants, mais c’est ce qui fait l’intérêt de ce roman.
Dosadi montre, d’une certaine manière, le résultat d’une concurrence acharnée, de la victoire des plus forts en ôtant toute possibilité de coopération aux participants, en multipliant les dangers et risques de mort, sur une planète qui n’est pas faite pour accueillir l’homme. Mais le fruit qui advient se révèle dangereux, puisque doté de capacités hors normes. Et pourtant… pourtant, derrière cette expérimentation se cache un autre mystère, celui de la quête de l’immortalité, du passage d’une conscience d’un corps à un autre – ce qu’expérimentera McKie de manière fort inattendue.
11:15 Publié dans Livre, science-fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : critique, frank herbert, dosadi, sf



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